Imprimer ses photographies pour la première fois

Pour beaucoup, faire imprimer ses photos peut sembler anodin. Pour moi, ça ne l’était pas du tout.

La photographie m’accompagne depuis longtemps, et pourtant je n’avais encore jamais tenu mes propres images entre mes mains. J’y avais pensé des dizaines de fois sans jamais franchir le pas. Un mélange de blocage, de perfectionnisme, et aussi, il faut l’avouer, de budget. J’avais toujours l’impression qu’il me manquait quelque chose. 

Il y a quelques jours, j’ai finalement décidé de me lancer. J’ai commandé deux photos, en format 20×30 cm. Un début très modeste. Mais lorsque je les ai reçues, l’émotion était immense. Le papier était magnifique, la matière, la profondeur… ce n’était plus une image sur un écran. C’était un fragment de voyage, un morceau de mon parcours.

Sur l’une des photos, il y avait un bouc. En découvrant le tirage, j’ai été frappée par le rendu : on aurait presque dit qu’il était en relief. À cet instant, j’ai compris que ce que je tenais entre mes mains n’était pas un simple souvenir de vacances, mais une image qui portait une histoire : la mienne.

Tirages d’Art ou Reproductions ?

Il y a des jours où je regarde mes photos comme si elles allaient m’échapper. J’ai envie de les protéger, de les envelopper dans du papier de soie tant elles me sont précieuses. Et, dans le même souffle, j’ai envie qu’elles partent, qu’elles voyagent, qu’elles vivent sur des murs que je ne verrai sans doute jamais.

Mais quel chemin choisir ?

Si j’en fais des tirages d’art, c’est pour offrir à mes photographies une forme de rareté. Des tirages en nombre limité, pensés comme des objets précieux. Mais la rareté a parfois un prix : celui de rester invisible. J’espère simplement qu’un jour ces images trouveront leur public. Et au fond de moi, il y a parfois cette crainte qu’elles restent longtemps rangées dans une boîte, parce que mon travail est encore peu connu.

Faire le choix de reproductions, c’est une autre approche. C’est permettre à ces photographies d’être plus accessibles, plus faciles à accueillir chez soi. Mes images voyagent alors davantage, s’accrochent sur des murs inconnus et vivent d’autres vies. Mais au fond de moi demeure la crainte qu’à force d’être multipliées, elles se banalisent et perdent un peu de leur âme.

Peut-être que si ce n’étaient que des images, ce serait plus simple. Mais certaines m’ont coûté cher — pas en argent, mais en énergie. Je me souviens du froid qui mord, de la fatigue, des réveils glacés à l’aube. Je me souviens aussi de la solitude, et du courage qu’il m’a fallu pour quitter ma vie confortable et partir seule, loin, au bout du monde. Ces photos existent parce que j’ai osé affronter mes peurs.

Pour moi, elles portent le poids d’un long chemin parcouru et de tant d’efforts. Ce qu’on ne voit pas dans l’image : l’avant, l’après, les doutes, les routes désertes, la chaleur écrasante, le vent qui gifle, les doigts gelés… et cette petite victoire intime : « J’étais là, au bon moment. »

Ce dilemme, je ne suis sans doute pas la seule photographe à le connaître. Nous espérons tous, passionnés ou professionnels, percer un jour, réussir une grande carrière artistique et vivre de notre passion. Nous cherchons aussi à préserver une certaine crédibilité dans la manière d’exploiter nos photographies. Faut-il les garder précieuses, en rêvant d’une reconnaissance future, ou les faire vivre dès maintenant, quitte à ce qu’elles perdent un peu de leur aura ?

À ce jour, et comme beaucoup d’artistes dans l’ombre, mes photographies de voyage et de nature ne me rapportent rien, mais elles m’apportent énormément. Et je crois que c’est, avant tout, cela qui fait l’âme d’une artiste.

Et vous ? Si vous aviez une image chère à votre cœur, la garderiez vous rare et précieuse, ou la laisseriez vous parcourir le monde en milliers d’exemplaires ?

Retrouvez mes tirages d’art dans ma Boutique en ligne.

One Pourcenters

Série Photographique (2022)

Au cœur de l’Outback Australien, après un périple de trois heures à bord de mon van à travers les étendues désertiques, je fais halte à une station service. À peine arrivée que je perçois un vrombissement sourd, annonçant leur arrivée imminente. Soudain, une horde de motards surgit de l’horizon, une vision à la fois époustouflante et surréaliste. Il est assez rare de voir des motos en Australie, et encore plus au milieu du bush, où les stations sont tout aussi rares.

Quelque peu impressionnée par la prestance imposante de ces hommes, affichant des physiques tatoués et rebelles, je m’arme de courage et leur adresse timidement ma requête de capturer quelques clichés.

Fondé en 1969, le club des motards Mongols MC fait partie des clubs de motards 1%, présents à travers le monde et dont les activités sont décrites comme « criminelles ». Les Hells Angels MC étant le gang le plus connus.

Cette expression “1%” (One Pourcenters) aurait été établie par une déclaration affirmant que 99% des motards étaient des citoyens honnêtes, tandis que seulement 1% ne l’étaient pas…

5 conseils pour devenir un(e) meilleur(e) photographe

Sortir de sa zone de confort

En photographie, comme dans la vie, il est important quelque fois de sortir de sa zone de confort en prévoyant des moments durant lesquels vous allez tenter de nouvelles expériences. En l’occurrence on parle ici de réaliser des photos différentes de ce que vous avez l’habitude de faire. Si ce n’est pas ce que vous faites déjà, décentrez votre sujet, jouez avec les flous, oubliez la photo parfaite et super nette, lâchez vous.

On ne le redira jamais assez mais prendre des risques vous fera peut-être échouer mais vous apportera toujours quelque chose de positif : l’expérience. Cela vous amènera parfois sur des chemins que vous n’aviez même pas penser prendre un jour. Ceci dit en photographie les risques ne sont pas dangereux (sauf si vous décidez de vous jeter dans le vide, mais ça je ne vous le conseil pas tellement) alors osez de nouvelles choses et stimulez votre créativité !

Regarder ses anciennes photos

Il n’y a que comme ça que j’ai vu ma progression. Quand je regarde mes toutes premières photos de mariages (que mes clients me pardonnent) je pensais vraiment avoir fais de mon mieux. Mon regard était immature et c’est normal. C’est à la fois très gênant de revoir ces photos mais très gratifiant et motivant de constater que beaucoup de choses ont évolués depuis. C’est même plutôt rassurant. Quand j’ai commencé les photos de mariages je pouvais voir mon évolution d’une année sur l’autre. La perception que nous avons évolue au fil du temps et de l’expérience. De plus, regardez vos anciennes photos vous permettra de redécouvrir des photos prises il y a des années et que vous ne trouviez pas forcément intéressantes sur le moment. Vous ne regarderez pas vos photos comme vous les regardiez au moment où vous les avez prises. Votre regard a tout simplement mûri et c’est le signe que vous progressez.

Je suis retombée sur cette photo que j’avais prise en Australie en 2020. Ce n’est pas une photo qui m’avait interpellée sur le moment, en réalité je ne m’en souvenais même plus. Aujourd’hui elle me parle plus qu’il y a 3 ans, pour ne pas dire que je la « kiffe grave ». Pour connaître l’histoire de cette photo c’est par ici.

Comme le vin, le regard se bonifie avec le temps. Mal conservée la photographie, elle, se détériore et ça je ne vous le fait pas dire ! Mon article « le jour où j’ai perdu une partie des photos d’un mariage » en attestera.

Sauvegarder ses photos en lieu sûr

Si vous avez déjà lu l’article que je cite précédemment, vous trouverez donc évidant que je vous parle de la sauvegarde des photos. Être un bon photographe ne se résume pas seulement à prendre de belles photos. Prendre soin de son matériel et des fichiers est tout aussi important car sans ça le photographe n’est plus grand chose. Vous aurez beau avoir pris les plus belles photos du monde si celles si sont perdu, fin du rêve ! Souvent par faute de budget, je ne prenais pas toutes les précautions nécessaires et j’en ai repayé le prix en perdant 6 mois de voyages (je ne rentrerai pas dans les détails car je l’ai encore bien en travers de la gorge). J’ai confié mon disque dur à un professionnel qui tente de récupérer les fichiers. Un autre conseil : faite confiance à la technologie mais pas trop quand même. 

Trouver une méthode de travaille

Plus tôt vous vous pencherez sur la question, plus rapidement vous prendrez l’habitude et cela deviendra un automatisme. Chacun doit trouver la méthode qui lui convient le mieux et s’y tenir de manière assidu. Passer des heures à chercher une photo, dans des dossiers mal organisés, dans des catalogues Lightroom par millier, c’est du temps de perdu et c’est pénible ! Trouvez un moment pour ne réfléchir qu’à la façon dont vous aller vous organiser est une étape importante pour être efficace et moins frustré(e). Croyez-moi.

S’inspirer des autres

C’est se trouver un peu à travers les autres. Je crois que si mon regard s’est amélioré avec le temps, c’est aussi beaucoup en regardant et en analysant ce que font mes confrères. Lorsqu’on débute en photographie, s’inspirer des autres peut être le moyen de trouver ce qui nous touche en photographie ou, à l’inverse, ce qui ne nous touche pas du tout. Il faut faire néanmoins attention à ce que cela ne vire pas à l’obsession et finisse par se transformer en un rituel nocif. En effet, le temps passé à regarder ce que font les autres est du temps perdu à pratiquer ou à tenter de nouvelles choses. Il faut trouver un juste milieu : regarder mais pas tous les jours, s’inspirer mais pas nécessairement à chaque fois. Être trop sous l’influence des idées des autres, c’est perdre un peu de sa propre créativité. On ne crée plus que sous l’influence de ce que l’on a vu, et ce serait dommage.

Ne faite pas comme moi ! Par moment, j’ai cette fâcheuse tendance à trop regarder ce que font les autres photographes, je fini donc par me comparer à eux et perd souvent confiance en moi. Je ne me sens alors plus à la hauteur, je me remet en question, je doute, bref je perd mon temps. Certes, je n’ai peut être pas « encore » réussi à atteindre mes objectifs ou le niveau que j’aimerais en photographie mais ça viendra. Il faut savoir admettre qu’il y aura toujours meilleur(e) que soi mais ne pas oublier non plus, que tout le monde à sa place quelque part. Il ne faut rien lâcher et pratiquer !

Réduction des impôts sur investissement

Tirez des avantages sur l’achat d’une œuvre d’art.

Une photographie est considérée comme œuvre d’art si celle-ci est « prise par l’artiste, tirée par lui ou sous son contrôle, signée et numérotée dans la limite de 30 exemplaires, tous formats et supports confondus. »

Qui peut en bénéficier ?

Les sociétés soumise à l’impôt sur les sociétés ainsi que les sociétés et entrepreneurs individuels soumis à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des BIC (Bénéfices industriels et commerciaux) peuvent bénéficier de la déduction fiscale pour l’achat d’une œuvre d’art.

Attention : Les entreprises soumises à l’impôt sur le revenu dans la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC) sont exclues de ce dispositif.

Comment en bénéficier ?

Pour bénéficier de la déduction fiscale, l’entreprise doit s’assurer que plusieurs conditions sont remplies.

  • L’artiste doit être vivant au moment de l’achat de l’œuvre. C’est à l’entreprise de prouver l’existence de l’artiste à la date d’acquisition.
  • L’entreprise doit faire exposer l’œuvre d’art dans un lieu accessible gratuitement au public ou aux salariés (à l’exception de ses bureaux).

La durée de l’exposition doit être continue pendant 5 ans et ne peut pas être occasionnelle ou se limiter à des manifestations ponctuelles. Cette période correspond à l’exercice comptable au cours duquel l’œuvre a été acquise et aux 4 années suivantes.

Pour connaître avec précision toutes les conditions rdv ici.

En résumé

Vous faites l’acquisition d’une œuvre d’art qui au bout de 5 ans vous aura rien coûté. Par ce geste vous soutenez l’artiste et contribuez à la mise en valeur de son travail. De plus, si la notoriété de cet artiste grandi, la valeur de l’œuvre que vous posséderez évoluera également, ce qui peut être un deuxième avantage pour vous !

Bénéficiez de la réduction d’impôt sur tous mes tirages d’art.